© KINE+ 2018 réalisation Alain FIORE  webmaster@kineplus.fr - Mentions légales

Le mal de dos

Le kinésithérapeute peut

lutter contre le mal de dos en

calmant la douleur ou en la

prévenant :

Pour calmer la douleur, il tente de rééquilibrer la musculature et de faire disparaître les contractures musculaires. Pour cela, il pratique des massages parfois associés à des manipulations qui réduisent les déplacements vertébraux mineurs ; En prévention du mal de dos, le kinésithérapeute peut jouer sur deux tableaux : les muscles et les vertèbres. Il peut soit renforcer la musculature pour éviter l'élongation des ligaments, soit corriger les courbures exagérées de la colonne vertébrale par la manipulation. Pour toutes ses pratiques, différents outils sont à sa disposition. La physiothérapie en est l'une des principales après le massage.

Introduction

Il y a longtemps, notre ancêtre singe s'est mis debout, devenant ainsi un homme. Notre biomécanique s'est trouvée ainsi profondément modifiée : la colonne vertébrale a pris de nouvelles courbes et le bassin s'est rétréci du fait même de ces courbures. Tout notre poids pèse dorénavant sur deux membres au lieu de quatre. Certains éléments anatomiques se sont hypertrophiés comme les muscles fessiers ou les tendons d'Achille. Si, au fil de l'histoire, des machines sont venues aider l'homme ou la femme dans de nombreux travaux manuels pénibles, le mal de dos reste fréquent. De nos jours, près d'une personne sur deux dit en avoir souffert au cours des douze derniers mois. Or, le dos est une partie invisible de notre corps qui ne prend d'existence réelle que dans la douleur. Il est également perçu comme un tout, ce qui explique les difficultés pour localiser des douleurs souvent diffuses. Ces pages donnent des explications simples sur les mécanismes à l'origine du mal de dos et surtout sur les bons gestes de tous les jours pour le prévenir. Votre médecin peut aussi vous conseiller utilement dans cette démarche. Cette éducation devrait d'ailleurs être faite dès le plus jeune âge (idéalement en milieu scolaire).

Le mal de dos : grave ou pas grave ?

Les maux de dos sont très souvent liés aux tendons, aux ligaments et aux articulations. Ces douleurs, bien que pénibles, sont rarement graves.

Quelles sont les douleurs qui nécessitent une consultation en urgence ?

les douleurs du dos dont la cause provient d'un autre organe, comme l'estomac, le cœur, les poumons, l'utérus, la vessie, etc ; les douleurs qui s'accompagnent de l'inflammation ou de la compression d'un nerf de la jambe (sciatique) ou du bras (névralgie cervicobrachiale) ; les douleurs associées à une fracture, à la fêlure d'une vertèbre ou à la rupture d'un ligament.

Demander un avis médical rapidement si la douleur présente l'un des caractères

suivants :

elle est associée à d'autres signes (malaises, vomissements, etc) ; elle est associée à des troubles de la sensibilité ou à une paralysie ; elle est apparue brutalement, spontanément ou après un choc ; elle se prolonge vers la fesse, la jambe, le bras, la mâchoire ; elle est aggravée par la toux, à l'éternuement, à la défécation ; elle n'est pas calmée par le repos, ou réveille la nuit ; elle n'est pas liée au mouvement.

Lexique :

biomécanique : application des lois de la mécanique aux problèmes de biologie, de physiologie et de médecine cervicalgie : douleur du cou cruralgie : douleur de la cuisse dorsalgie : douleur dans le dos, de la base du cou jusqu'à la taille lombalgie : douleur du bas du dos névralgie cervicobrachiale : douleur d'un nerf allant du cou au bras rachialgie : douleur du dos quel qu'en soit l'emplacement.

Constitution du dos

Le dos n'est pas fait que d'un squelette

Le dos est constitué :

de vertèbres qui sont les éléments de soutien de l'édifice (comme les briques d'un mur) ;  de ligaments qui attachent les vertèbres les unes aux autres ;  de muscles et de tendons : leur action est semblable à celle des cordages (tendons) et des moteurs (muscles) qui maintiennent ou font bouger les différents éléments du dos ;  de disques dont l'action est semblable à celle des amortisseurs ;  de vaisseaux sanguins (artères, veines) et de vaisseaux lymphatiques : les artères amènent le sang neuf (contenant sucre et oxygène) et les veines évacuent le sang usé (gaz carbonique). La colonne vertébrale est constituée d'un emplilement de vertèbres articulées entre elles et avec les autres parties du corps (tête, thorax, bassin). L'unité élémentaire du dos est constituée d'un disque situé entre deux vertèbres, pour lesquelles il sert d'amortisseur et de joint souple. Il est composé d'un noyau central gélatineux entouré d'un anneau fibreux.

 

Les vertèbres sont constituées de deux éléments :

le corps vertébral, zone pleine qui supporte le poids du corps et est reliée au disque ;  l'arc postérieur qui :  1. protège la moelle épinière et les nerfs qui en sortent,  2. porte les apophyses, qui permettent l'articulation directe des vertèbres entre elles, ou l'attache de ligaments et de muscles assurant le maintien et la mobilisation de l'ensemble. L'empilement des vertèbres et des disques ne tiendrait pas sans les muscles et les ligaments. Ces derniers maintiennent les vertèbres érigées, comme les haubans permettent au mât d'un bateau de tenir debout. Les trois courbures naturelles du dos sont un facteur de solidité. En effet, augmenter le nombre de courbures d'un matériau lui donne plus de résistance (exemple : une tôle ondulée est plus solide qu'une tôle plate). Le maintien de ces courbures naturelles au cours des mouvements de force est l'un des principes de base de la protection du dos.

Evolution du rachis

Le dos vieillit :

Le dos est une partie du corps très sollicitée et son vieillissement est naturel. L'arthrose vertébrale est aussi normale que les cheveux qui grisonnent avec l'âge.

Vieillissement du disque intervertébral : 

Au cours de la vie, le noyau gélatineux du disque se dessèche progressivement et ne fait plus son travail de répartition des pressions. Ainsi, la hernie discale apparaît surtout chez les personnes entre 30 et 50 ans et est plus rare après, le noyau perdant sa capacité à comprimer un nerf.

Vieillissement des vertèbres :

Si le disque s'use, l'espace entre les vertèbres diminue (pincement) et celles-ci ont à subir des contraintes plus fortes. L'os réagit de deux manières : il se densifie ;  il essaie de s'élargir pour diminuer la contrainte (ostéophyte ou "bec-de-perroquet"). Il arrive également que l'os perde sa solidité avec l'âge (ostéoporose) et soit plus fragile. L'arthrose, détérioration des articulations entre les vertèbres, est présente chez de nombreux sujets. Quasiment toutes les personnes ont des signes d'arthrose cervicale après 50 ans.

Les facteurs liés au mal de dos :

Le mal de dos n'a pas une cause unique, mais est lié à de nombreux facteurs. Prévenir le mal de dos, c'est tenter d'agir sur certains de ces facteurs. Les facteurs liés au mal de dos sont : les traumatismes (travail, sport),  les contraintes répétées (port de charges),  le fait d'être soumis fréquemment à des vibrations (voiture),  les mauvaises postures prolongées (positions assises),  les variations de poids et l'insuffisance musculaire,  le stress, professionnel et personnel,  les fragilités présentes à la naissance.

Causes fréquentes du mal de dos

Le mal de dos "commun" :

Les causes les plus fréquentes de mal de dos sont difficilement identifiables. Est-ce une fatique ou une contracture musculaire ? Ces maux ne sont pas visibles à la radiographie et seul l'examen par un médecin permet d'orienter le diagnostic.

La hernie discale : 

La hernie discale se produit quand le noyau gélatineux du disque intervertébral quitte sa zone centrale pour s'insérer dans une fissure de l'anneau fibreux. Parfois cette migration du noyau provoque douleur et blocage de la colonne (lumbago pour le bas du dos et torticolis pour le cou). Il arrive que cette migration aille jusqu'à la proximité d'un nerf partant de la moelle. Il est alors enflammé, voire comprimé, provoquant une douleur : une sciatique : la douleur descend vers la fesse, vers l'arrière et le côté de la jambe ;  une lombocruralgie : la douleur descend vers le devant de la cuisse ;  une douleur cervicobrachiale : la douleur part du cou et se poursuit dans le bras. 

L'arthrose vertébrale :

L'arthrose est une détérioration des articulations entre les vertèbres ; elle est souvent indolore. Elle est parfois à l'origine de raideurs, et de douleurs souvent plus diffuses et d'apparition moins brutale que celles des hernies discales.

Les fractures, les tassements :

A l'occasion d'un traumatisme, une vertèbre peut se fêler, se casser ou se tasser. Quand l'os a perdu de sa solidité (ostéoporose), il arrive que les tassements se fassent sans traumatisme. L'ostéoporose est un problème surtout féminin dont la prévention est à envisager avec le médecin traitant.

Examens complémentaires et traitement

L'expérience montre que la plupart des douleurs du dos sont bénignes et de courte durée. Par ailleurs, les anomalies des vertèbres visibles à la radiographie ne provoquent pas forcément une douleur. De nombreuses personnes ont ces anomalies sans douleur. En l'absence de signes de gravité, il est souvent inutile :  •de faire immédiatement des radiographies ; elles ne sont conseillées par le médecin que si le problème persiste ;  de les refaire à chaque épisode douloureux ;  de faire des examens plus sophistiqués (scanner, imagerie par résonance magnétique “IRM”, etc.). Le médecin établira les meilleurs moyens de traitement comprenant repos, parfois médicaments contre l'inflammation et la douleur, kinésithérapie et prévention pour le futur. Il est rarement nécessaire d'intervenir d'emblée par une hospitalisation et une opération.

Le traitement le plus efficace passe par la kinésithérapie et l'apprentissage des

gestes qui protègent le rachis.

Kinésithérapie

Le traitement du mal de dos est beaucoup plus complexe, beaucoup plus précis, beaucoup plus minutieux que la plupart des traitements. Il devra s'adapter à chaque cas. Le kinésithérapeute aura besoin de tout son art. Il sera d'autant plus au niveau des considérations générales ( voire psychothérapiques) que sa technique de base, bien adaptée et sédative aura convaincu le patient de l'importance de ses soins, de l'importance de bien comprendre ce qui se passe pour surtout, après les phases aigue et de rééducation continuer les exercices de prévention et de commencer ou de reprendre une activité physique voire un sport. Il ne s'agit pas ici de faire un inventaire pour chaque cas, se serait trop long . Je vais donc survoler les différentes techniques de kinésithérapie pour votre information et surtout rappeler les exercices à faire chez soi. Le traitement kinésithérapique est efficace mais n'oubliez jaimais que les gestes de la vie de tous les jours sont souvents néfastent pour notre dos, apprendre à bien les faire et protéger son  dos est la solution. Pratiqueriez-vous un sport sans en apprendre les techniques de base et sans faire d'entrainement ? Alors pourquoi ne pas l'appliquer à votre dos !!!

Massage

Massage manuel prolongé à visée décontractant et antalgique

Physiothérapie

Chaleur par infra-rouges, Ionisation, Ultra-sons, Basse fréquence analgésique, Laser... Rééducation La gymnastique toujours sans douleur, sans fatigue, très progressive et en principe en cyphose lombaire (sauf en cas d'inversion de courbures). Assouplissements ( Lombaire, ischio-jambiers, fléchisseurs des hanches). Apprentissage de la bascule du bassin en arrière (rétroversion). Musculation isométrique des abdominaux, des fessiers, des masses lombaires. Etirement axial actif ++ Apprentissage pendant tous les exercices du principe du verrouillage de la colonne en position antalgique à moduler selon les cas. Sport Donner la préférence aux sports en extension.

Exercices à faire chez soi

Etirement axial : Position de départ : Debout contre un mur. Les pieds sont légèrement décollés du mur. Le corps n'est pas appuyé : seules la tête et les fesses sont légèrement en contact avec le mur. Mouvement : 1. Essayer de se grandir, d'atteindre sa taille maximale, en poussant vers le haut, menton rentré, épaules relâchées, ventre rentré. 2. Tenir cette position sans bloquer sa respiration. Musculation : Position de départ :  Debout avec la tête, le dos et les fesses collés au mur. Le corps n'est pas appuyé : seules la tête et les fesses sont légèrement en contact avec le mur. Mouvement :  1. S'accroupir et glisser vers le bas comme si on voulait s'asseoir, s'arrêter quand les jambes et les cuisses forment un angle droit. Le dos et la tête restent en contact avec le mur. 2. Tenir la position le plus longtemps possible en ne bloquant pas la respiration.   Etirement et musculation : Position de départ : Debout, jambes écartées, mains en appui sur une table ou un dossier de chaise, bras tendus, dos plat, poids du corps réparti entre les mains et les pieds. Mouvement :  Tout en gardant le dos droit, reculer les fesses et les pieds jusqu'à faire l'équerre, bras et dos tendus au maximum en position horizontale.   Positions de relaxation : Etendu par terre, le dos bien plaqué au sol, les jambes fléchies reposant sur l'assise d'une chaise, mains croisées derrière la tête.   Agenouillé, assis sur les talons, penché en avant, dos enroulé, front posé sur le sol et encadré par les coudes, avant-bras reposant au sol.   Cette page a été réalisée avec les références suivantes: Les éléments de la rubrique "Le mal  de dos" proviennent de la brochure La santé du dos (L'assurance Maladie, INPES), sauf la partie Kinésithérapie.

KINE+ : Rééducation mais aussi Prévention…

Exercices à faire chez soi :

Le meilleur traitement contre la lombalgie, c’est le mouvement. Mais attention, pas n’importe lequel ! Le kinésithérapeute est LE spécialiste du BON mouvement. Retrouver la vidéo réalisée par le conseil national de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes pour #bienbougeravecmonkine.
© KINE+ 2018 réalisation Alain FIORE  webmaster@kineplus.fr - Mentions légales

Le mal de dos

Le kinésithérapeute peut lutter

contre le mal de dos en calmant la

douleur ou en la prévenant :

Pour calmer la douleur, il tente de rééquilibrer la musculature et de faire disparaître les contractures musculaires. Pour cela, il pratique des massages parfois associés à des manipulations qui réduisent les déplacements vertébraux mineurs ; En prévention du mal de dos, le kinésithérapeute peut jouer sur deux tableaux : les muscles et les vertèbres. Il peut soit renforcer la musculature pour éviter l'élongation des ligaments, soit corriger les courbures exagérées de la colonne vertébrale par la manipulation. Pour toutes ses pratiques, différents outils sont à sa disposition. La physiothérapie en est l'une des principales après le massage.

Introduction

Il y a longtemps, notre ancêtre singe s'est mis debout, devenant ainsi un homme. Notre biomécanique s'est trouvée ainsi profondément modifiée : la colonne vertébrale a pris de nouvelles courbes et le bassin s'est rétréci du fait même de ces courbures. Tout notre poids pèse dorénavant sur deux membres au lieu de quatre. Certains éléments anatomiques se sont hypertrophiés comme les muscles fessiers ou les tendons d'Achille. Si, au fil de l'histoire, des machines sont venues aider l'homme ou la femme dans de nombreux travaux manuels pénibles, le mal de dos reste fréquent. De nos jours, près d'une personne sur deux dit en avoir souffert au cours des douze derniers mois. Or, le dos est une partie invisible de notre corps qui ne prend d'existence réelle que dans la douleur. Il est également perçu comme un tout, ce qui explique les difficultés pour localiser des douleurs souvent diffuses. Ces pages donnent des explications simples sur les mécanismes à l'origine du mal de dos et surtout sur les bons gestes de tous les jours pour le prévenir. Votre médecin peut aussi vous conseiller utilement dans cette démarche. Cette éducation devrait d'ailleurs être faite dès le plus jeune âge (idéalement en milieu scolaire).

Le mal de dos : grave ou pas grave ?

Les maux de dos sont très souvent liés aux tendons, aux ligaments et aux articulations. Ces douleurs, bien que pénibles, sont rarement graves.

Quelles sont les douleurs qui nécessitent

une consultation en urgence ?

les douleurs du dos dont la cause provient d'un autre organe, comme l'estomac, le cœur, les poumons, l'utérus, la vessie, etc ; les douleurs qui s'accompagnent de l'inflammation ou de la compression d'un nerf de la jambe (sciatique) ou du bras (névralgie cervicobrachiale) ; les douleurs associées à une fracture, à la fêlure d'une vertèbre ou à la rupture d'un ligament.

Demander un avis médical rapidement si la

douleur présente l'un des caractères

suivants :

elle est associée à d'autres signes (malaises, vomissements, etc) ; elle est associée à des troubles de la sensibilité ou à une paralysie ; elle est apparue brutalement, spontanément ou après un choc ; elle se prolonge vers la fesse, la jambe, le bras, la mâchoire ; elle est aggravée par la toux, à l'éternuement, à la défécation ; elle n'est pas calmée par le repos, ou réveille la nuit ; elle n'est pas liée au mouvement.

Lexique :

biomécanique : application des lois de la mécanique aux problèmes de biologie, de physiologie et de médecine cervicalgie : douleur du cou cruralgie : douleur de la cuisse dorsalgie : douleur dans le dos, de la base du cou jusqu'à la taille lombalgie : douleur du bas du dos névralgie cervicobrachiale : douleur d'un nerf allant du cou au bras rachialgie : douleur du dos quel qu'en soit l'emplacement.

Constitution du dos

Le dos n'est pas fait que d'un squelette

Le dos est constitué :

de vertèbres qui sont les éléments de soutien de l'édifice (comme les briques d'un mur) ;  de ligaments qui attachent les vertèbres les unes aux autres ;  de muscles et de tendons : leur action est semblable à celle des cordages (tendons) et des moteurs (muscles) qui maintiennent ou font bouger les différents éléments du dos ;  de disques dont l'action est semblable à celle des amortisseurs ;  de vaisseaux sanguins (artères, veines) et de vaisseaux lymphatiques : les artères amènent le sang neuf (contenant sucre et oxygène) et les veines évacuent le sang usé (gaz carbonique). La colonne vertébrale est constituée d'un emplilement de vertèbres articulées entre elles et avec les autres parties du corps (tête, thorax, bassin). L'unité élémentaire du dos est constituée d'un disque situé entre deux vertèbres, pour lesquelles il sert d'amortisseur et de joint souple. Il est composé d'un noyau central gélatineux entouré d'un anneau fibreux.

 

Les vertèbres sont constituées de deux éléments :

le corps vertébral, zone pleine qui supporte le poids du corps et est reliée au disque ;  l'arc postérieur qui :  1. protège la moelle épinière et les nerfs qui en sortent,  2. porte les apophyses, qui permettent l'articulation directe des vertèbres entre elles, ou l'attache de ligaments et de muscles assurant le maintien et la mobilisation de l'ensemble. L'empilement des vertèbres et des disques ne tiendrait pas sans les muscles et les ligaments. Ces derniers maintiennent les vertèbres érigées, comme les haubans permettent au mât d'un bateau de tenir debout. Les trois courbures naturelles du dos sont un facteur de solidité. En effet, augmenter le nombre de courbures d'un matériau lui donne plus de résistance (exemple : une tôle ondulée est plus solide qu'une tôle plate). Le maintien de ces courbures naturelles au cours des mouvements de force est l'un des principes de base de la protection du dos.

Evolution du rachis

Le dos vieillit :

Le dos est une partie du corps très sollicitée et son vieillissement est naturel. L'arthrose vertébrale est aussi normale que les cheveux qui grisonnent avec l'âge.

Vieillissement du disque intervertébral : 

Au cours de la vie, le noyau gélatineux du disque se dessèche progressivement et ne fait plus son travail de répartition des pressions. Ainsi, la hernie discale apparaît surtout chez les personnes entre 30 et 50 ans et est plus rare après, le noyau perdant sa capacité à comprimer un nerf.

Vieillissement des vertèbres :

Si le disque s'use, l'espace entre les vertèbres diminue (pincement) et celles-ci ont à subir des contraintes plus fortes. L'os réagit de deux manières : il se densifie ;  il essaie de s'élargir pour diminuer la contrainte (ostéophyte ou "bec-de-perroquet"). Il arrive également que l'os perde sa solidité avec l'âge (ostéoporose) et soit plus fragile. L'arthrose, détérioration des articulations entre les vertèbres, est présente chez de nombreux sujets. Quasiment toutes les personnes ont des signes d'arthrose cervicale après 50 ans.

Les facteurs liés au mal de dos :

Le mal de dos n'a pas une cause unique, mais est lié à de nombreux facteurs. Prévenir le mal de dos, c'est tenter d'agir sur certains de ces facteurs. Les facteurs liés au mal de dos sont : les traumatismes (travail, sport),  les contraintes répétées (port de charges),  le fait d'être soumis fréquemment à des vibrations (voiture),  les mauvaises postures prolongées (positions assises),  les variations de poids et l'insuffisance musculaire,  le stress, professionnel et personnel,  les fragilités présentes à la naissance.

Causes fréquentes du mal de dos

Le mal de dos "commun" :

Les causes les plus fréquentes de mal de dos sont difficilement identifiables. Est-ce une fatique ou une contracture musculaire ? Ces maux ne sont pas visibles à la radiographie et seul l'examen par un médecin permet d'orienter le diagnostic.

La hernie discale : 

La hernie discale se produit quand le noyau gélatineux du disque intervertébral quitte sa zone centrale pour s'insérer dans une fissure de l'anneau fibreux. Parfois cette migration du noyau provoque douleur et blocage de la colonne (lumbago pour le bas du dos et torticolis pour le cou). Il arrive que cette migration aille jusqu'à la proximité d'un nerf partant de la moelle. Il est alors enflammé, voire comprimé, provoquant une douleur : une sciatique : la douleur descend vers la fesse, vers l'arrière et le côté de la jambe ;  une lombocruralgie : la douleur descend vers le devant de la cuisse ;  une douleur cervicobrachiale : la douleur part du cou et se poursuit dans le bras. 

L'arthrose vertébrale :

L'arthrose est une détérioration des articulations entre les vertèbres ; elle est souvent indolore. Elle est parfois à l'origine de raideurs, et de douleurs souvent plus diffuses et d'apparition moins brutale que celles des hernies discales.

Les fractures, les tassements :

A l'occasion d'un traumatisme, une vertèbre peut se fêler, se casser ou se tasser. Quand l'os a perdu de sa solidité (ostéoporose), il arrive que les tassements se fassent sans traumatisme. L'ostéoporose est un problème surtout féminin dont la prévention est à envisager avec le médecin traitant.

Examens complémentaires et

traitement

L'expérience montre que la plupart des douleurs du dos sont bénignes et de courte durée. Par ailleurs, les anomalies des vertèbres visibles à la radiographie ne provoquent pas forcément une douleur. De nombreuses personnes ont ces anomalies sans douleur. En l'absence de signes de gravité, il est souvent inutile :  •de faire immédiatement des radiographies ; elles ne sont conseillées par le médecin que si le problème persiste ;  de les refaire à chaque épisode douloureux ;  de faire des examens plus sophistiqués (scanner, imagerie par résonance magnétique “IRM”, etc.). Le médecin établira les meilleurs moyens de traitement comprenant repos, parfois médicaments contre l'inflammation et la douleur, kinésithérapie et prévention pour le futur. Il est rarement nécessaire d'intervenir d'emblée par une hospitalisation et une opération.

Le traitement le plus efficace passe par la

kinésithérapie et l'apprentissage des gestes

qui protègent le rachis.

Kinésithérapie

Le traitement du mal de dos est beaucoup plus complexe, beaucoup plus précis, beaucoup plus minutieux que la plupart des traitements. Il devra s'adapter à chaque cas. Le kinésithérapeute aura besoin de tout son art. Il sera d'autant plus au niveau des considérations générales ( voire psychothérapiques) que sa technique de base, bien adaptée et sédative aura convaincu le patient de l'importance de ses soins, de l'importance de bien comprendre ce qui se passe pour surtout, après les phases aigue et de rééducation continuer les exercices de prévention et de commencer ou de reprendre une activité physique voire un sport. Il ne s'agit pas ici de faire un inventaire pour chaque cas, se serait trop long . Je vais donc survoler les différentes techniques de kinésithérapie pour votre information et surtout rappeler les exercices à faire chez soi. Le traitement kinésithérapique est efficace mais n'oubliez jaimais que les gestes de la vie de tous les jours sont souvents néfastent pour notre dos, apprendre à bien les faire et protéger son  dos est la solution. Pratiqueriez-vous un sport sans en apprendre les techniques de base et sans faire d'entrainement ? Alors pourquoi ne pas l'appliquer à votre dos !!!

Massage

Massage manuel prolongé à visée décontractant et antalgique

Physiothérapie

Chaleur par infra-rouges, Ionisation, Ultra-sons, Basse fréquence analgésique, Laser... Rééducation La gymnastique toujours sans douleur, sans fatigue, très progressive et en principe en cyphose lombaire (sauf en cas d'inversion de courbures). Assouplissements ( Lombaire, ischio-jambiers, fléchisseurs des hanches). Apprentissage de la bascule du bassin en arrière (rétroversion). Musculation isométrique des abdominaux, des fessiers, des masses lombaires. Etirement axial actif ++ Apprentissage pendant tous les exercices du principe du verrouillage de la colonne en position antalgique à moduler selon les cas. Sport Donner la préférence aux sports en extension.

Exercices à faire chez soi

Etirement axial : Position de départ : Debout contre un mur. Les pieds sont légèrement décollés du mur. Le corps n'est pas appuyé : seules la tête et les fesses sont légèrement en contact avec le mur. Mouvement : 1. Essayer de se grandir, d'atteindre sa taille maximale, en poussant vers le haut, menton rentré, épaules relâchées, ventre rentré. 2. Tenir cette position sans bloquer sa respiration. Musculation : Position de départ :  Debout avec la tête, le dos et les fesses collés au mur. Le corps n'est pas appuyé : seules la tête et les fesses sont légèrement en contact avec le mur. Mouvement :  1. S'accroupir et glisser vers le bas comme si on voulait s'asseoir, s'arrêter quand les jambes et les cuisses forment un angle droit. Le dos et la tête restent en contact avec le mur. 2. Tenir la position le plus longtemps possible en ne bloquant pas la respiration.   Etirement et musculation : Position de départ : Debout, jambes écartées, mains en appui sur une table ou un dossier de chaise, bras tendus, dos plat, poids du corps réparti entre les mains et les pieds. Mouvement :  Tout en gardant le dos droit, reculer les fesses et les pieds jusqu'à faire l'équerre, bras et dos tendus au maximum en position horizontale.   Positions de relaxation : Etendu par terre, le dos bien plaqué au sol, les jambes fléchies reposant sur l'assise d'une chaise, mains croisées derrière la tête.   Agenouillé, assis sur les talons, penché en avant, dos enroulé, front posé sur le sol et encadré par les coudes, avant-bras reposant au sol.   Cette page a été réalisée avec les références suivantes: Les éléments de la rubrique "Le mal  de dos" proviennent de la brochure La santé du dos (L'assurance Maladie, INPES), sauf la partie Kinésithérapie.
Le meilleur traitement contre la lombalgie, c’est le mouvement. Mais attention, pas n’importe lequel ! Le kinésithérapeute est LE spécialiste du BON mouvement. Retrouver la vidéo réalisée par le conseil national de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes pour #bienbougeravecmonkine.